Université de Napierville

Les sept douleurs de la Vierge Marie

L'Église catholique (romaine) honore, le 15 septembre, les Sept Douleurs de Notre-Dame.

Cette fête, surtout célébrée par l'ordre des Servites de Marie, fut étendue à l'Église universelle par Pie VII (on prononce : «Pie, le septième»), en 1814.

Description :

Dès la présentation de Jésus au Temple, le vieillard Siméon avait prédit à Marie qu'un glaive de douleur transpercerait son coeur maternelle.

(Nous rappelons à nos auditeurs qui ne seraient pas versés dans la mythologie de l'Église romaine - dont le siège social se trouve aujourd'hui au Vatican - que Marie fut la mère de Jésus-Christ qui, iconographiquement, est souvent représenté mi-nu, crucifié et porteur d'une couronne d'épines.)

Cette prédiction se réalisa d'abord par la fuite en Égypte - ce que nos amis anglophones appellent la «pain number one».

(On a peu parlé de ce voyage qui aurait eu lieu vers l'an deux ou trois avant Jésus-Christ. Sans doute est--ce dû au fait que - l'histoire nous l'apprend - Jésus-Christ serait né quatre ans avant lui-même.)

Notre-Dame eut ensuite la douleur de chercher son fils pendant trois jours pain number two»).

(L'histoire situe cette épisode vers l'an quatre ou cinq de l'ère chrétienne soit à une époque où Jésus-Christ aurait eu huit ou neuf ans. - La mythologie catholique veut que, pendant ces trois jours, notre sauveur ait été enseigné la théologie à Jérusalem ce qui, selon nos coutumes actuelles, semble peu vraisemblable mais on sait que l'enseignement, pendant longtemps, a surtout consisté en un professorat où l'enseignant posait des questions à ses élèves, technique qu'a repris, depuis, l'Université de Napierville.)

Vint ensuite - «pain number three» - la séparation.

(On ne saurait trop insisté sur le fait qu'il ne s'agit pas ici de la séparation de Marie et de Joseph, son époux, mais bien de la séparation de Marie et de son fils, alors âgé de quelque trente ans*, ce dernier ayant décidé d'abandonner le métier de menuisier pour se consacrer à une vie plus publique qui allait consister à prononcer des discours, à faire des miracles et à nourrir des foules à l'aide de quelques poissons et quelques pains**.)

(*) Le Professeur Léomey de Saint-Fulgence (Var) soutient que les enfants, du temps du Christ, avaient tendance à habiter longtemps avec leurs parents, qu'ils se faisaient rarement tatoués et que le piercing était, à ce moment-là, pratiqué uniquement par les membres de certaines tribus sud-africaines et quelque peu en Asie.

(**) Les chiffres de quarante poissons et de quarante pains sont généralement avancés.

La «pain number four» vint quelque trois ans plus tard lorsque Marie rencontra à nouveau son fils dans des circonstances sur lesquelles les évangiles ne nous donnent que peu de détails.

(On situe cette scène vers onze heures, midi - peut-être même dix heures (dix heures et demi étant l'heure la plus probable) - , un certain vendredi de mars ou d'avril de l'an trente-trois (ou vingt-neuf). De passage [?] à Jérusalem* (Al-Quds) - dans ce qui est aujourd'hui la partie de la vieille ville - Marie aurait, ce jour-là, croisé son fils fraîchement flagellé, couronné d'épines [voir ci-dessus] et porteur d'une croix. - On ne sait si cette croix était déjà assemblée ou si elle était, comme c'était la coutume à l'époque, encore en deux morceaux.)

(*) Une tradition orale veut que la vierge aurait habité au numéro 7 - aujourd'hui détruit - de la rue Haram al-Charif, près du tunnel d'Ézéchias, à quelque 400 mètres de l'endroit où fut construite la piscine de Siloé**.

(**) Ne pas confondre ce Siloé avec Gil de Siloé, le sculpteur flamand, actif à Burgos dans le dernier quart du XVe s. et qui fut l'auteur, à la chartreuse de Miraflores, d'un retable et de tombeaux d'un style gothique exubérant.

Les trois autres douleurs «pain number five to seven» sont associés à ce qui s'est passé par la suite :

Eut lieu d'abord la crucifixion (voir à De la crucifixion du Christ du Révérend Chasuble) qui fut suivi de la présence de Marie au pied de la croix et puis de la réception - toujours par Marie - du corps inanimé de son fils.

«Stabant juxta Crucem Jesu mater ejus, et soror matris ejus Maria Cleophae, et Salome et Maria Magdela» nous rapporte le Cardinal Spitmann.

Sur cette Marie Clephas, soeur de sainte Anne, la mère de Marie, peu de renseignements nous sont parvenus. On sait cependant que la Salomé au pied de la croix n'était pas  la princesse juive («jewish princess»), fille d'Hérodiade qui, après une danse demeurée célèbre et poussée par sa mère, finit par obtenir de son beau-père, Hérode Antipas*, la tête de saint Jean-Baptiste : il s'agissait en effet de sainte Marie Salomé, épouse de Zébédée, la mère de saint Jacques le Majeur et de saint Jean.

(*) On doit à cet Hérode Antipas le nom d'un plat composé de viandes froides et de légumes marinés

Quant à Marie-Madeleine, connue pour ses jupons, les Évangiles nous parlent de trois femmes auxquelles pourrait être appliqué ce nom : la pécheresse (Luc, VII, 36-40), Marie de Béthanie (Luc, X, 38-42 et Jean, XI, 1 et 44) et Marie Magdala (Luc XVIII, 2 et XXIII, 27-29 ; Matthieu, XXVII, 55 et Jean, XX, 1-18). - On peut, selon une tradition datant de l'an 867, admettre qu'il s'agit de la même personne qui, convertie par Jésus, se serait mêlée aux deux autres femmes au pied de la croix.

Douleur :

En psychiatrie, le nom de douleur morale a été donné à une tristesse profonde, accompagnée d'autoaccusations injustifiées, symptôme habituel d'un état dépressif.

15-04 

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