De Léo Marjane, Je suis seul ce soir (Rose Noël,
Jean Casanova et Paul Durant)
À un certain moment,
elle s'est même permise Ça, c'est Paris (Mistinguett), La rue de notre amour (Damia)
et Le plus beau de tous les tangos du monde (Alibert).
Et si vous cherchiez un enregistrement, après la guerre, de Les
feuilles mortes, elle était au rendez-vous. - Ont même fait partie
de son répertoire : Aznavour, Brel, Brassens et Ferré.
La voix était gouailleuse, le registre peu étendu et elle
roulait ses «r». Son maquillage à la ville comme sur la scène était le
même : épais fond de teint, rouge à lèvres écarlate, sourcils dessinés au
crayon. Son répertoire était, en général, à la limite du sentimental. Et
elle chantait surtout pour les midinettes. - De quoi faire deux ans sauf
qu'elle a chanté, de Paris jusqu'à San Francisco, de 1937 jusqu'aux début
des années soixante.
Elle est née Marguerite Verdier
à Borg-les Orgues en 1914 et, sténodactylo, c'est à la suite d'un pari
et d'un concours radiophonique qu'elle s'est retrouvée à Paris chantant
les succès de ses aînés et des chansons de Jean Tranchant.
Cabarets, boîtes de nuit, music-hall, elles les a tous faits et quand
elle créa son fameux «Petit vin blanc», elle
devint la vedette que l'on sait.
Elle poursuivra une carrière que, seuls, l'âge et la
vague yé-yé allaient interrompre.
Lina Margy est décédée en 1973.
Et puis quoi ? - Et puis... bon, tant
pis, allons-y : le voici, son «Petit vin blanc»
Lina Margy - Ah ! Le petit vin blanc - Disque Odéon 1943 - no. 281614