Sa carrière se résume en deux titres
:
Ah ! le petit vin blanc ! de
Charles
Borel-Clerc et J. Dréjac - 1943
et
Voulez-vous danser grand-mère ?
de R. Baltel, A. Padou et J. Lenoir - 1947
Oh ! elle a chanté beaucoup d'autres
choses, et avant, et après, mais surtout les chansons des autres :
De Lys
Gauty, À Paris, dans chaque Faubourg (Maurice Jaubert et
René Clair)
De Lucienne Boyer, Un amour comme le nôtre (Charles
Borel-Clerc et V. Telly)
De Léo
Marjane, Je suis seul ce soir (Rose Noël, Jean Casanova
et Paul Durant)
À un certain moment, elle s'est même
permise Ça, c'est Paris (Mistinguett),
La rue de notre amour (Damia) et Le plus beau de tous les tangos du monde (Alibert).
Et si vous cherchiez un enregistrement, après la guerre, de Les
feuilles mortes, elle était au rendez-vous. - Ont même fait partie
de son répertoire : Aznavour, Brel, Brassens et Ferré.
La voix était gouailleuse, le
registre peu étendu et elle roulait ses «r». Son maquillage à la ville comme
sur la scène était le même : épais fond de teint, rouge à lèvres écarlate,
sourcils dessinés au crayon. Son répertoire était, en général, à la limite du
sentimental. Et elle chantait surtout pour les midinettes. - De quoi faire
deux ans sauf qu'elle a chanté, de Paris jusqu'à San Francisco, de 1937
jusqu'aux début des années soixante.
Elle est née Marguerite Verdier à
Borg-les Orgues en 1914 et, sténodactylo, c'est à la suite d'un pari et d'un
concours radiophonique qu'elle s'est retrouvée à Paris chantant les succès de
ses aînés et des chansons de
Jean Tranchant. Cabarets, boîtes de nuit,
music-hall, elles les a tous faits et quand elle créa son fameux «Petit
vin blanc», elle devint la vedette que l'on sait.
Elle poursuivra une carrière que,
seuls, l'âge et la vague yé-yé allaient interrompre.
Lina Margy est décédée en 1973.