Jean-Paul Habens, dit
Paulus, né à Saint-Esprit (aujourd'hui Bayonne) dans les Pyrénées-Atlantiques, le 6 février 1845, décédé à Paris, le 1er juin 1908.
Incontestablement la plus
grande de toutes les vedettes du Café-Concert de la première époque (1840-1900).
Pendant
près de quarante ans, il aura chanté ses refrains, pas toujours géniaux, souvent risqués, parfois naïfs et même carrément inavouables, de Paris à
Moscou, de Marseille à New York, de Londres à Budapest, en imposant un genre qui allait faire fureur au XXe siècle, celui de l'extravagante
super-vedette aux cachets astronomiques.
Parmi ses titres de gloire, celui d'avoir créé
deux des chansons les plus connues du répertoire français et qui n'ont cessé, depuis, d'être chantées, jouées, enregistrées et reprises par des
interprètes aussi différents que Gabin, père,
Georgius, Bourvil et Guy Béart : «En revenant de la revue» de
Lucien Delormel,
Léon Garnier et
Louis-César Désormes (1886) ou encore «Le père la
Victoire» de Délormel et Garnier, musique de Louis Ganne (1888).
Ses
frasques, son style de vie, ses dépenses, ses faillites même, feraient, de lui, aujourd'hui, la une de tous les journaux spécialisés.
Pas mal pour un interprète qui n'a jamais été filmé ni endisqué.