Hérésie

Nicolas Poussin - l'Adoration du Veau d'or (1634)

Hérésie

Doctrine, opinion émise au sein de l'Église catholique et condamnée par elle comme corrompant les dogmes. 

Principales hérésies :

Adamisme : 

Hérésie des adamiens ou adamites, hérétiques nudistes du IIe s., adversaires du mariage (mouvement repris en Bohême au XVe s.).

Alcoolisme :

Hérésie selon laquelle la présence du Christ dans la Sainte Communion est proportionnelle à la quantité de pain et de vin (surtout) consommés par les fidèles. - Encore fortement répandue. - On appelle également cette hérésie noénisme.

Arianisme :

Sans doute la plus inopportune hérésie à frapper la Religion catholique. - Nous lui avons, à cause de cela, dédiée une page particulière, une page qui débouche, entre autres, sur deux (et même trois) biographies de saints célèbres.

Arrivisme :

Hérésie fortement répandue dans les milieux politiques où l'apparence d'une pratique religieuse (assistance à la messe, citations de paroles bibliques, respect vis-à-vis les ecclésiastiques, etc.) compte beaucoup plus que la pratique elle-même.

Averroïsme :

Doctrine philosophique d'Averroès (né Abu al-Walid Muhammad Ahmad ibn Muhammad ibn Ruchd en 1126 à Cordoue, mort à Marrakech en 1198) selon laquelle la matière et le mouvement sont éternels et incréés - Cette doctrine fut condamnée à la fois par les musulmans et les catholiques.

Calvinisme :

Doctrine du réformateur Jean Calvin, né à Noyon en 1509 et qui créa le protestantisme en France. - Il a étudié la théologie et le droit à Orléans, et le latin, le grec, l'hébreu, à Bourges. Il s'est intéressé très jeune aux idées nouvelles de Lefèvre d'Étaples et des Évangélistes et avec les premières persécutions des Réformés en 1535 a dû se réfugier en Suisse, où il s'est consacré à la défense des Réformés. Il se fait leur champion avec son Institution de la religion chrétienne (Instituto christianae religionis, 1536), ouvrage en latin dédié au roi François I. Il s'est installé à Genève, où il a enseigné la théologie et la morale avec une implacable rigueur. En 1541, il a publié la traduction française de l'Institution de la religion chrétienne, un des grands monuments de la prose française. 

Elvissisme :

Cette hérésie, fortement répandue dans la région immédiate de Memphis (Tennessee) mais dont l'influence s'est fait ressentir jusqu'à Las Vegas, la Californie et les états d'Alabama, Kansas, South et North Dakota, Illinois, etc. - Selon ses adeptes, le Christ ne serait pas ressuscité car il ne serait pas mort. - Divers témoins, tous dignes de foi, l'auraient en effet aperçu, après le Vendredi Saint, dans sa tunique particulière, ça et là autour de Jérusalem - et plus récemment encore, dans des stations de service et même à la télévision. - Cette hérésie n'est pas sans rappeler le Gardelisme (du nom d'un chanteur décédé en 1935) qu'on aurait dit non mort dans un accident d'avion mais défiguré au point où il ne pouvait plus paraître en public.

Eugénisme :

Sans être une hérésie pure, l'eugénisme est un mouvement de spiritualité syncrétiste.

Pour de plus amples informations, cliquez ICI (Mission du Saint-Esprit).

Floriisme :

Doctrine répandue à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, notamment à l'occasion de festivals musicaux (Woodstock, Atalmont, etc.) dont les adeptes demeurent convaincus, contrairement aux Croisés, que la religion du Christ en est une de paix et d'amour (Peace and love) et qu'il suffit de distribuer des fleurs pour retrouver les conditions initiales de l'humanité (Paradis terrestre).

Guétarisme :

Du nom du chanteur, Georges Guétary, cette doctrine veut que Jésus-Christ vienne sept fois sur terre (tournées d'adieu) avant de disparaître définitivement.

Gnosticisme :

Doctrine d'un ensemble de sectes chrétiennes hétérodoxes des trois premiers siècles de notre ère, qui professait un dualisme radical et fondait le salut de l'homme sur un rejet de la matière, soumise aux forces du mal, ainsi que sur une connaissance supérieure (gnose) des choses divines.

Iconoclasme

Dans l'Empire byzantin, doctrine des VIIIe et IXe s. qui prohibait comme idolâtres la représentation et la vénération des images du Christ et des saints. - Voir à dictionnaire, lettre I.

Jansénisme :

Doctrine de Jansenius sur la grâce et la prédestination ; mouvement religieux et intellectuel animé par les partisans de cette doctrine. - Cornelius Jansen, dit Jansénius Acquoy, près de Leerdam, 1585 - Ypres 1638. Théologien néerlandais. À l'université de Louvain, il se lia avec Du Vergier de Hauranne (Saint-Cyran). Encouragé par celui-ci, Jansénius, devenu évêque d'Ypres (1635), travailla à l'Augustinus, ouvrage à l'origine de la querelle janséniste.

Luthéranisme

Doctrine de Martin Luther, Eisleben 1483 - id. 1546. - Théologien et réformateur allemand.- Moine augustin très préoccupé par l'idée du salut, il s'astreint à de sévères mortifications et joue aussi un rôle diplomatique dans son ordre, qui le délègue à Rome en 1510. Docteur en théologie, il obtient, en 1513, la chaire d'Écriture sainte à l'université de Wittenberg, où, à partir de 1515, il commente les épîtres de Paul, notamment l'épître aux Romains. En référence à la doctrine paulinienne de la justification par la foi, il s'élève contre le trafic des indulgences (querelle des Indulgences), puis contre le principe même de celles-ci dans ses 95 thèses (1517), considérées comme le point de départ de la Réforme. Condamné par Rome en 1520, il poursuit son œuvre ; à cette date paraissent les « trois grands écrits réformateurs » : le manifeste À la noblesse chrétienne de la nation allemande (sur la suprématie romaine), la Captivité de Babylone (sur les sacrements), De la liberté du chrétien (sur l'Église). Mis au ban de l'Empire après la diète de Worms, où il refuse de se rétracter (1521), caché au château de la Wartburg par son protecteur l'Électeur de Saxe, il peut revenir à Wittenberg en 1522. Marié en 1525 à Katharina von Bora, il consacre le reste de sa vie à structurer son œuvre et à la défendre ; il lutte à la fois contre le catholicisme, que soutient la puissance politique, contre les révoltes sociales (guerre des Paysans), les déviations des illuminés et des anabaptistes et contre ceux qui, tel Zwingli en Suisse, donnent à sa réforme une orientation nouvelle. Luther est aussi un écrivain : ses œuvres, et principalement sa traduction de la Bible (1521 - 1534), font de lui un des premiers grands prosateurs de l'allemand moderne.

Manichéisme :

Religion syncrétique (et non "synthétique" comme on l'écrit souvent) du Perse Mani (216 - 274 ou 277, mis à mort par le roi de Perse Bahrâm Ier.), alliant des éléments du christianisme, du bouddhisme et du parsisme, et pour laquelle le bien et le mal sont deux principes fondamentaux, égaux et antagonistes.

Marcionisme :

Hérésie de Marcion (Sinope vers 85 - vers 160), prônant un dualisme analogue à celui des gnostiques et opposant le Dieu de justice de l'Ancien Testament au Dieu d'amour du Nouveau Testament.

Monophysisme :

Doctrine du cinquième siècle (Eutychès) affirmant l'union du divin et de l'humain dans le Christ en une seule nature. - Condamné par le concile de Chalcédoine en 451, le monophysisme survit dans quelques Églises orientales dont celle de l'Éthiopie (voir à Aksoum).

Montanisme :

Doctrine de Montanus (Phrygie, IIe - IIIe s.) - Prêtre de Cybèle converti au christianisme. - Croyance dans l'intervention perpétuelle du Saint-Esprit. - Montanus prophétisait, entre autres,  l'imminence de la fin du monde.

Nestorianisme :

Doctrine de Nestorius, né à Germanica Cesarea (aujourd'hui Kahramanmaras) vers 380, mort à  Kharguèh après 451, patriarche de Constantinople de 428 à 431.  - Sa doctrine sur le rapport de la divinité et de l'humanité en Jésus-Christ, lui valut d'être déposé par le concile d'Éphèse (en 471) et, par la suite, exilé.

Noénisme :

Voir à Alcoolisme.

Novatianisme :

Doctrine de Novatien et de ses disciples qui mettaient en doute la bonté divine.

Origénisme :

Voir à saint Grégoire le thaumaturge.

Ovnitisme :

Doctrine selon laquelle le Christ serait apparu sous diverses formes dans les innombrables planètes de notre galaxie (et même de toutes les galaxies) pour être, ici crucifié, battu à mort là, empalé ailleurs, etc. dans le but de non seulement sauver la race humaine mais tous les habitants du monde. - Cette doctrine n'a jamais été formellement dénoncée par l'Église de Rome mais souvent réfutée par l'armée américaine.

Pélagianisme :

Doctrine de Pélage (né en Grande-Bretagne vers 360, mort en Palestine vers 422) qui minimisait le rôle de la grâce divine par rapport à celui de la volonté humaine, et qui trouva en saint Augustin un adversaire redoutable.

Protestantisme :

Religion réformée, ses croyances (spécialement en ce qu'elles diffèrent des dogmes de l'Église catholique et romaine); l'ensemble des Églises protestantes (anglicanisme, calvinisme, méthodisme, etc.). Le protestantisme reconnaît une autorité souveraine à l'Écriture sainte.

Ensemble des Églises et des communautés chrétiennes issues de la Réforme; leur doctrine.

Le protestantisme réunit des Églises diverses (luthériennes, réformées, anglicanes, etc.), que rassemblent trois affirmations fondamentales : l'autorité souveraine de la Bible en matière de foi (tout ce qui n'est que tradition humaine est écarté); le salut par la foi qui est don de Dieu (les œuvres bonnes n'étant pas la cause du salut mais sa conséquence); la force du témoignage intérieur du Saint-Esprit, par lequel le croyant saisit la parole de Dieu exprimée dans les livres saints. Le protestantisme se veut non pas un ensemble doctrinal mais une attitude commune de pensée et de vie, qui est fidélité à l'Évangile.

Quiétisme :

Doctrine mystique qui faisait consister la perfection chrétienne dans un état continuel de quiétude et d'union avec Dieu, où l'âme devient indifférente aux œuvres et même à son propre salut.

Socinianisme :

Doctrine hérétique de Socin qui rejette la Trinité, la divinité de Jésus. Socin dit :

- que c' est une erreur grossière de s'imaginer que Dieu ait fait le premier homme revêtu de tous ces grands avantages que les Catholiques, ainsi que le gros des Réformés, lui attribuent dans son état d'innocence, comme sont la justice originelle, l'immortalité, la droiture dans la volonté, la lumière dans l' entendement, etc. et de penser que la mort naturelle et la mortalité sont entrées dans le monde par la voie du péché. 

- que non seulement l'homme avant sa chute n' était pas plus immortel qu' il ne l' est aujourd' hui, mais qu' il n' était pas même véritablement juste, puisqu' il n' était pas impeccable. 

- que s' il n'avait pas encore péché, c'est qu' il n'en avait pas eu l'occasion. 

- qu'on ne peut donc pas affirmer qu' il fût juste, puisqu' on ne saurait prouver qu' il se serait abstenu de pécher, s' il en eût eu l'occasion, etc.

 

 - Texte : Cornélius Chasuble


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Ou encore à : Bob Lortie


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