Falah Souffer

Né d'une riche famille de commerçants, le 24 avril 1936, à Chebin-el-Kom, en Égypte, El Fallah ben Afnam Souffer était à l'origine destiné à la revente de statuettes en plâtre mais une grippe intestinale l'ayant rendu légèrement bègue à l'âge de dix ans, il opta plutôt pour la littérature.

En 1956 il publia son premier roman : « Musique actuelle » sur un air de folklore iranien. - Suivirent de nombreuses oeuvres qui ont tôt fait de dérouter la critique qui encore aujourd'hui lui est peu favorable :

« Un sentiment d'éclectisme : tel est, au premier abord, le sentiment que peut laisser l'oeuvre de Falah Souffer. Le recours à ce que les partisans de la littérature "pure" nomment des "détractions" littéraires, l'usage systématique de procédés nouveaux semblent en effet révéler en lui un technicien plutôt qu'un véritable artiste. »

Voilà ce qu'on lisait sur lui, il y a à peine un mois (au moment où ces lignes sont écrites), dans la très sérieuse revue « Le Gavroche Littéraire » de Maubeuge.

Ce que l'on sait, c'est que sa rencontre, en 1967 (10 novembre - une date-clé), avec Victor-Emmanuel Débris et la poétesse de renom, Fawzi Malhasti a été déterminante.

Sa vie privée, il l'a gardée jalousement mais on lui connaît une épouse et trois enfants. « Mon oeuvre dit tout » a-t-il pris, très jeune, l'habitude de dire.

A la retraite depuis 1996, Fallah Souffer entretient toujours une vaste correspondance avec des personnes en vue et rédige régulièrement des articles dans des journaux spécialisés.

Opinion récente :

« Qu'il ait été - et demeure toujours - un expérimentateur de tout premier ordre, un expérimentaliste, comme on dit de nos jours, personne ne saurait le nier. Par contre, nul n'oserait nier, non plus, le souffle épique qui perdure depuis des années dans tous ses écrits.

« Son roman ayant pour thème la route qui mène de Poitiers à Limoges, intitulé tout simplement "N147", paru en 1966, par exemple, démontre ce côté unique de son oeuvre :

"Un homme de paille, Charles Mante-Proust, ayant à emprunter cette route pour rendre visite à sa mère, Marie, une femme d'une soixantaine d'années, atteinte de leptospirose et vivant seule, a une crevaison. Des loubards, pendant qu'il est à changer son pneu, lui volent son portefeuille qu'ils laissent peu de temps après, vidés de son argent, dans un café de Bellac - Une dame, Micheline, l'ayant retrouvé, intéressée par le côté plastifié de sa carte d'identité, part à sa recherche en se remémorant des passages de Suzanne et le Pacifique de Giraudoux. - Les deux, après plusieurs aventures et détours, se retrouvent à Montmorillon (D727) où ils se découvrent plusieurs points communs sauf que Micheline est mariée, mère de trois enfants, et décide de ne pas abandonner son mari, employé du service des égouts de Mézières (D951). - Le couple se sépare, lui ayant porté plainte au commissariat le plus près, elle, lui ayant prêté cent francs "pour la route". - La scène finale est celle de la rencontre du héros avec sa mère."

« Le thème semble classique mais le lien évident entre l'ouvrier des égouts et la maladie de la mère, quand on sait que le récit complet a été écrit sur des tuyaux en fonte (et encore : à l'intérieur), donne une signification tout autre au récit qu'à première vue, une lecture rapide, aussi inconfortable qu'elle puisse être, ne nous a pas révélée. - Même chose en ce qui concerne les numéros des départementales utilisés par les protagonistes, la ville de Bellac, la plastification de la carte et que dire, qui n'a été dit et redit, sur ces loubards tous vêtus de noir qu'on retrouvera plus tard dans l'Inconnu de la Ligne Orange ?

« Ses épopées marines écrites entièrement sur le sable contiennent encore plus de rapports similaires.

« Quant aux sagas qu'il a rédigées sur des chaloupes en aluminium dont on retrouvera des extraits à la Chancellerie de Vatfair-Fair and Co. à Saint-Romuald-d'Etchemin, faut-il souligner l'immense influence qu'elles ont eue dans la sculpture contemporaine ? »

(Olaf de Huygens-Tremblay in « Subjects of Contemporary Litterature »)

Bibliographie :

"Fallah Souffer, sa vie, son oeuvre" - Léon Pierre-Six - Édition du Bélier 1976

"Le verre et les objets de verre dans l'univers imaginaire de Fallah Souffer" - David Mendelsonne - Librairie José Korti - 1988

"Les réalités individuelles et la mémoire (doctrine de la réalité chez Souffer)" - Alain de Lastre - Chez le même éditeur - 1981

"Les personnages souffriens" - Le même - Chez le même éditeur - 1984

"Fallah Souffer et le Jockey Club" - Louis de Longchamp (préface du Duc de Lévy Faipas-Lepoix) - Émilie-Paul - 1973

"Souffer dans le texte et l'avant-texte" - Jean Billy - Flamme-Marronds - 1985

"Fallah Souffer, Freud et l'autre" - Jean-Louis Beaudry - Les Éditions du Midi - 1984

"Le comique de Fallah Souffer" suivi de "Souffer et Baudelaire" - Lester Metcalfe - Librairie Lizet - 1991

"Souffer ou la généalogie du roman moderne" - Raymond Fernandez - Grazet - 1979

"Souffer et son père" - Christian Péchenaud - Éditions du Quai Rousseau - 1993

Oeuvres :

La nature des oeuvres de Fallah Souffer rend leur conservation assez difficile. - Des fac-similés, des reproductions et, dans certains cas, des films tournés lors de leur publication ont su conserver sinon l'intégralité du moins les grandes caractéristiques de chacune mais les notes, fiches, écrits, directives qu'il a su conserver rendent leur re-création possible.

Un projet en ce sens est présentement en marche grâce à collaboration des Cimenteries Vatfair-Fair, la Société d'exploitation des sables du Sahara, Sarto, le roi de la pépine (autrefois Les Pépines Sarto), les usines de Verre de Malmaison, l'Institut de Pointe-aux-Trembles, la Société de Plantation de Ville-Émard et les zones industrielles (Z.I.) de Tours et d'Angers. - Consultez à ce sujet les bulletins XVII et XVIII de la Faculté de Lettres de l'Université de Napierville au Centre d'Accueil.

Une iconographie du personnage et de ces oeuvres devrait sous peu paraître en acier inoxydable aux Éditions Du Chat-qui-Pêche. - Se renseigner à la procure.

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Merci à Vincent Ranallo pour les informations bio et biblio-graphiques

(note du traducteur)

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À noter que le prénom de Monsieur Souffer s'écrit indifféremment avec un ou deux "l". - Nous avons adopté l'épellation avec un seul "l" dans l'entête de cette page pour économiser l'encre de ceux qui voudraient en imprimer une copie pour usage ultérieur.


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