Université de Napierville

Roland «Tit'homme» Caseault

Roland «Tit'homme» Caseault vers 1910

 

Appelé «Tit'homme» à cause de sa petite taille (1,56 mètres - 5 pieds 2 pouces), Roland Caseault n'en demeure pas moins un grand homme dans la petite histoire du folklore québécois.

Ni musicien, ni compositeur, ni danseur, ni même chanteur, il sut quand même se créer une place au sein de la grande confrérie des violoneux et accordéoneux de son époque grâce à sa bonhomie, son entrain et son inénarrable façon d'animer n'importe quelle soirée où il était invité.

Né à Baie Saint-Paul, le 1er mars 1878, il commença à se faire connaître dans les chantiers au nord de Latuque peu après 1900, les bûcherons, piqueurs, cooks et jobbers revenant de ces chantiers ne cessant de parler d'un assistant-cook qui savait mille contes par coeur.

Pamphile le May (1837-1918) qui, à la même époque, écrivait et publiait des contes de même nature que ceux de «Tit'homme» (cf. : Contes vrais, parus en 1899 [1]), après l'avoir entendu lors d'une soirée en la Salle Lévesque (Trois-Rivières), écrivit dans son journal : «Ce type-là aurait écrit que j'aurais abandonné mon métier.»

Parmi les contes, citons : 

  • La nuite [nuit] de trois jours
  • Le nain de Port-Alfred et son chandail magique
  • La grande virée de Matane
  • Les mille vaches, le diable et Jos Malboeuf
  • Les culottes à Grand-Nez
  • Ti-Guy Ouellette et la poule qui pondait des oeufs carrés
  • Le sapin de cent vingt deux pieds
  • Le pendu de Saint-Henri
  • Les filles acheteuses de Lislet
  • L'abbé qui [ne] croyait pas aux fantômes
  • Le dernier cigare de l'étrangleur de Saint-Michel
  • La ronfleuse de Montmagny
  • Le fantôme de Maniwaki
  • L'été où y'a pas eu d'été
  • Ti-cul Gingras et la machine à casser les bouteilles
  • Le ragoût de la femme-accoucheuse
  • La traversée en canot des Appalaches
  • Le grand cerf de Saint-Foulard
  • La grand-mère aveugle et son méchant tricot
  • L'annonce faite à Marie
  • Le soleil trompeur et la nuit de Saint-Vérone-de-Winford
  • La bouteille sans fond
  • Le cuisinier malchanceux
  • La danse du singe de Saint-Tite-des-Caps
  • La sourde de Saint-Hypolithe et son chien-écouteur
  • Le bossu de La Malbaie
  • La descente des rapides de La Plaine
  • La grand-jaune du septième rang
  • Le cheval qui savait dompter les mouches
  • Le tonneau à cinq branches
  • Le sapin qui reprit vie
  • Les chutons du rang de la Cabane Ronde à Mascouche
  • L'après-midi des grenouilles volantes
  • La placoteuse repentie
  • La drave de Chapeau-de-Paille
  • La salope de Saint-Jacques-le-Mineur
  • La fois que Ti-Jos Charland a dû jouer les yeux bandés
  • La péteuse des Escoumains
  • L'ascension du Mont-Tamis
  • Les menteries du commis-voyageur
  • Ti-Guy Rinfret et le poisson qui nageait de côté
  • La truie à six pattes
  • Médé Paquette et son violon à cinq cordes
  • Les feux de la Saint-Jean à Pâques
  • Le bedeau-voleur
  • L'aventure du ti-gars qui savait lire l'anglais
  • L'égoïne maudite
  • Le taureau paresseux
  • La soupe aux copeaux de bois
  • L'échelle à Ti-Jacques
  • Le grand frette [froid] de Péribonka
  • La ti-fille de Mascouche et son frère, le voleur
  • La maison hantée de Vianneyville
  • Les trois chats de Saint-Sévère
  • La lune déguiseuse
  • La six-fois veuve de Lévis
  • La dernière nuit du forgeron de Ste-Anne
  • Le curé malhonnête
  • etc., etc.
Après avoir parcouru la province de Québec dans tous les sens puis atteint de la maladie de Parkinson, il déménagea à Val Cartier (Québec), en 1938, chez sa soeur, qui avait épousé un cheminot de la région, pour y mourir le 16 avril 1948 non sans, à l'occasion, avoir participé à différentes fêtes paroissiales où il remontait le morale des troupes qui y étaient stationnes inspirant à Isidore Soucy Le reel de la mobilisation (1940), à Rosaire Girard, Le reel de la victoire (1942) et à Tommy Duchesne lui-même, Le réveil de de Gaulle (1945).

Pour entendre ces créations, cliquez sur la note (format MP3) :

Isidore Soucy Le reel de la mobilisation [2] (1940) : (02:25 min.)

Rosaire Girard, Le reel de la victoire [3] (1942) :
(02:36 min.)

Tommy Duchesne, Le réveil de de Gaulle [4] (1945) :   (02:41 min.)


[1] Une édition critique de ces Contes vrais a été publiée en 1993 aux Presses de l'Université de Montréal sous la direction de Jeanne Demers, professeur émérite au Département d'études françaises de l'Université de Montréal, et de Lise Maisonneuve, professeur au Département de français du cégep Edouard-Montpetit.

[2] Une des grandes interprétations d'Isidore Soucy. - Source : Starr 16355. Ce reel, cependant, n'était qu'une adaptation du Reel des noces d'or enregistré cinq ans auparavant par l'harmoniciste Louis Blanchette (Rivière-du-Loup 1905 - Montréal 1969) - Starr 15927 :

Louis Blanchette Le reel des noces d'or (1935) : (02:47 min.)

[3] Starr 16464

[4] Quadrille - Starr 16622 - première «prise», avec son faux départ.

 

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