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King Oliver

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On ne sait au juste quand il est né. Plusieurs dates ont été proposées : 1874 (Down Beat, juin 1938), 1877 (interview de Clyde Bernhardt, Soryville, no. 58), 1880 (interview de Fred Moore, Jazz Record, 1945), entre 1884 et 1886 (King Oliver par Russ-Wright, 1987) et même 1890 (A. Marshall, Chronologie, 1923). - Une chose est certaine : il est décédé le 10 avril 1938 à Savannah (Georgie) et a été inhumé à New York. Il avait donc entre 48 et 64 ans.

À Nouvelle-Orléans, Joe (Joseph) Oliver apprend tout d'abord le trombone puis vers 1908, il se tourne vers le cornet. - De 1908 à 1917 il fait partie de divers orchestres comme l'Olympia, l'Onward, le Magnolia, le Eagle, l'Original Superior Orchestra et celui d'Edward «Kid» Ory qui lui donne son surnom de  «King»

Il monte à Chicago en 1918 pour se joindre à l'ensemble du clarinettiste Lawrence Duke puis à celui du contrebassiste William «Bill» Johnson qu'il reprend en 1920 avant de se diriger vers la Californie où il passe quelques mois à jouer dans divers établissements de San Francisco. En 1921, il est de retour à Chicago où il est tout de suite engagé au Lincoln Gardens. - Il y  restera, à la tête de diverses formations, jusqu'en 1924.

En 1922, il crée son Creole Jazz Band composé de lui-même au cornet, d'Honoré Dutrey au trombone, de Johnny Dodds à la clarinette, de Bertha Gonsoulin au piano, de «Bill» Johnson à la contrebasse et du frère de Johnny Doods, Warren «Baby» Dodds à la batterie.

En août de la même année, Oliver qui l'a fait venir de Nouvelle-Orléans, ajoute à cet ensemble, un jeune cornettiste qui fera beaucoup parler de lui : Louis Armstrong.- En décembre, Bertha Gonsoulin ayant quitté l'ensemble, Oliver la remplace par Lillian «Lil» Hardin.

Cet ensemble deviendra vite la coqueluche des amateurs de musique hot de Chicago. Il durera, avec quelques ajouts (*), un peu plus d'un an au cours duquel ses musiciens graveront trente-sept enregistrements - quarante-et-un en fait mais quatre ont été perdus - voir Oliver, discographie - qui sont, aujourd'hui, considérés comme étant essentiels à quiconque s'intéresse un tant soit peu au jazz et plus particulièrement au jazz dit de Nouvelle-Orléans.

King Oliver's Creole Jazz Band en 1923

(De gauche à droite : Warren «Baby» Dodds, Honoré Dutrey, Joe «King» Oliver, Louis Armstrong, William «Bill» Johnson, Johnny Dodds et Lillian «Lil» Hardin

Louis Armstrong Honoré Dutrey «Bill» Johnson Johnny Dodds «Baby» Dodds «Lil» Hardin

(Cliquer sur les photos pour en avoir des agrandissements)

Des dissensions au sein de cet orchestre fit qu'au début de 1924, chacun décida de voler de ses propres ailes, Armstrong fondant son propre groupe après avoir épousé «Lill» Hardin. Les frères Dodds finirent par le suivre à New York tandis qu'Honoré Dutrey continua à jouer dans différentes formations à Chicago.

Son engagement au Lincoln Gardens ayant prit fin,  Oliver forme un nouveau groupe, King Oliver & His Dixie Syncopators, pour un autre engagement, au Plantation Café qui durera jusqu'en 1927. Les membres de cet orchestre sont : Oliver et Bob Shoffner, cornets ; Kid Ory, trombone ; Johnny Dodds, clarinette ; Luis Russell, piano, Bud Scott, banjo ; Bert Cobb, tuba et Paul Barbarin, batterie. En 1928, il est à la tête d'une autre formation, King Oliver and His Orchestra,  tout en enregistrant divers duo dont deux avec Jelly Roll Morton (voir ci-dessous) et quatre avec la chanteuse Susie Edwards (Butterbeans and Susie).

Ne buvant pas, ni ne fumant, Oliver adorait cependant manger et manger surtout des friandises. - À partir de la fin des années vingt, sa santé commença à se détériorer mais ce fut surtout du côté des dents qu'il eut de plus en plus de problèmes et sans une bonne dentition, on sait ce qui arrive à un cornettiste. - Vers le milieu des années trente, incapable de jouer, il ouvrit un petit commerce de fruits et légumes et finit ses jours concierge dans une salle de billard à Savannah. - PhR.


 

(*) Arthur Scott (banjo), Charlie Jackson (saxo), Paul Evans (saxo également), Johnny Saint-Cyr (banjo), Eddie Atkins (trombone), «Blind Lemon» Lessard, etc.

 
 

Voir discographie

Pour de plus amples renseignements sur la musique de l'époque, consultez les pages suivantes :

Leon Bix Beiderbecke

Jelly Roll Morton

Blind Willie Lessard


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