Université de Napierville

Caraguay

 

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État d'Amérique du Sud
Superficie : 405 000 km2
Nombre d'habitants : 2 300 000
Nom des habitants : Caraguayens
Capitale : San Isidor del Casso
Langues : espagnol, français et
cuarani
Monnaie : cuaranos (environ 1,2 Euro)
République démocratique (constitution de 2003)

Géographie physique

Le Caraguay est un pays au relief peu accidenté, axé sur la vallée du Rio Caraguay. À l'est de ce fleuve s'étend une zone de plateaux de grès rouge permo-triasiques ; à l'ouest, s'étire une vallée surélevée entre les sierras de Camambay et de Caracaju qui délimitent ses frontières avec la Bolivie et le Brésil. Dans cette allée coule le San Isidor qui se jette dans le Rio Caraguay à l'endroit où se trouve la capitale du Pays, San Isidor del Casso.

 

Géographie humaine et économique

L'économie du Caraguay est basée sur l'élevage bovin, l'exploitation de la forêt (acajou, quebracho), le maté, les plantations de tabac, de coton, de soja et de canne à sucre. L'hydroélectricité (sur le San Isidor) a suscité un modeste développement industriel (couture), mais est, en majeure partie, exportée vers la Bolivie, le Brésil et l'Argentine. La capitale est la seule ville notable.

La population est aujourd'hui largement métissée. La langue qui y est parlée est à 95% le cuarini. On y parle également l'espagnol et le français.

Depuis 1995, la réouverture des anciennes haciendas, transformées en hôtels, attirent des touristes de plus en plus nombreux.

Institutions politiques

(De notre correspondant, Siméon-Polycarpe Edwards [1])

La constitution de 2003, adoptée par référendum, a créé, à l'intérieur du Caraguay, 10 provincias autonomes et 3 territorios soumis à un gouvernement central doté d'une Cámara básta ou Chambre des communes (154 membres élus pour cinq ans) - dont un Primer ministro ou Premier ministre, chef de la majorité parlementaire et responsable devant le Parlement - et d'un Senado ou Sénat (52 membres à vie désignés par le Primer ministro jusqu'à l'âge de soixante-quinze ans).

Les membres de la Cámara básta ou diputados (députés) sont élus, par simple majorité, dans leurs condados respectifs (comtés) et appartiennent, pour la majorité à divers partidos (partis) dont le chef qui a réussi à faire élire le plus grand nombre devient automatiquement le Primer ministro, chef de facto du Gouvernement.

Deux grandes responsabilités reviennent à ce Gouvernement : celui de créer ou de modifier les lois (pouvoir législatif) et celui d'administrer le pays (pouvoir administratif). - Les lois sont, elles-mêmes, soumises à l'interprétation d'un Tribunal supremo ou Haute cour dont les cinq membres, jueza, nommés à vie par le Primer Ministro sont chargés, entres autres, de surveiller les agissements du Primer Ministro et de ses ministres (Tribunal designado por el legislativo y encargado de juzgar al presidente y los ministros en caso de falta muy grave).

Pour de plus amples renseignements sur la politique caraguayenne, cliquez ICI.


Histoire

Début du XVIe s. : peuplé par les indiens Cuarani, le bassin du Caraguay est exploré par les Espagnols.

1586 : les jésuites colonisent une partie de la région placée sous leur seule autorité (1605). Les Indiens sont rassemblés dans des «réductions» (villages indigènes interdits aux colons), où leurs activités sont dirigées par les missionnaires qui les évangélisent.

XVIIe et XVIIIe siècle : succession de gouverneurs qui se contentent d'administrer le pays selon les directives en provenance de Madrid. - Le plus célèbre d'entre eux, Juan Benitos del Casos (1638-1702), qui fut en même temps le plus servile de tous, fait détruire tous les callacos (voir à cuarani) sous prétexte que ce sont des textes païens, sans intérêt.

1766 : les jésuites sont expulsés (6 août) ; les réductions sont ravagées et les Indiens dispersés.

1812 : l'indépendance (vis-à-vis de Buenos Aires et de Madrid) est proclamée (9 avril). Le pays connaît dès lors une succession de dictatures dont la plus longue et la plus dure est celle de Gaspacho de Caldo (1813-1841).

1864 - 1865 : une guerre contre l'Argentine, le Paraguay et le Brésil ruine le pays. Ce désastre favorise l'implantation du système oligarchique, marqué par la rivalité entre les peñazos (libéraux et anticléricaux) et les aburridos (conservateurs et catholiques).

1885 - 1895 : la découverte d'un important gisement de houille près de San Carbón de Leña amène une certaine prospérité au pays. La capitale (San Isidor del Casso) se développe rapidement. - Projet de métro (Voir Chronologie du Grand Marshall 1890)

1895 - 1900 : guerre désastreuse contre la Bolivie

1906 : révolte des Indiens Cuarani matée cruellement par le général Afeminado à la tête de l'Anticonstitucionalidad


 

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Le général Afeminado


1906 - 1931 : dictature de Juan en Mangas de Camisa

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Juan en Magas de Camisa et son conseil

 

1931 - 1934 : la guerre pour la possession du San Raoul contre la Bolivie est remportée par le Caraguay. Des officiers nationalistes prennent en main les rênes du pays

1953 - 1988 : le général Rodolpho de la Bohemia s'empare du pouvoir. Constamment réélu, il gouverne en maître absolu.

1988 : de la Bohemia est renversé par un soulèvement militaire dirigé par le général Andreas del Falla. Confirmé à la tête de l'État par une élection présidentielle, ce dernier engage son pays sur la voie de la démocratisation.

1991 (14 août) : une nouvelle Constitution est adoptée

1992 : les civils retrouvent le pouvoir avec l'élection de Carlos Igual al Otro (parti Parcido) à la présidence de la République.

1997 : Raúl Tia Majora (Identico) lui succède à la tête de l'État.

2000 : Fondation du Partido Roso (Parti rose) (*). Son président, Django Evan del Johannes est élu chef de l'État.

Depuis 1995, le Caraguay entretien des liens privilégiés avec le Turkménistan.

2002 : Ré-élection de Django Evan del Johannes

2003 : Une nouvelle constitution adoptée par référendum reporte au pouvoir Django Evan del Johannes mais à titre de Premier ministre seulement (Primer Ministro). De nouvelles élections doivent avoir lieu en 2008.

(*) «Partido de la Libertad» depuis 2003


Culture et autres institutions

L'université de San Isidor est universellement reconnue pour ses facultés d'agronomie et de géologie. - Recteur : Claudio Goldman.

Sa cathédrale, sur la Place de la Libertad, est impressionnante à plusieurs points de vue.

La littérature caraguayenne ne s'est développée qu'à partir du XXe siècle avec Fidel Aparador (1886-1929) auteur de poèmes (Cantos libros), de romans (Los cazadores de cabezas), d'essais et de recueils folkloriques qui ont su donner une conscience nationale au pays.

Emilio Baez (né en 1922) est, aujourd'hui considéré comme le plus grand poète vivant du Caraguay. En plus de ses poèmes sur son pays d'origine, il a écrit des centaines de contes, des pièces de théâtre et de nombreuses chansons à texte qu'il a composées pour son ami Henrique Solar qui est au riota caraguayen ce que Carlos Gardel est au tango argentin : Silencio in la vida, Mi Saint-Isidor querido, El dia que me esperas, Donde estas Caraguay, etc.

Ces titres ont fait le tour du monde depuis leur enregistrement par l'Orquesta Tipica de Caraguay (Petrucello, Ferrazani, Ortez, Darvaro, Mercucci, Pugliesi, pour ne nommer qu'eux).

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Orquesta Tipica de Caraguay avec :
Henrique Solar
, au centre tenant un bandonéon
(Cliquez pour agrandir)

Le peintre d'origine italienne, Emilio Padroni, auteur des fresques du Priano à Milan (Prix Van Gogh, 1984), vit au Caraguay depuis 1991.

 

Est né au Caraguay (en 1899) l'écrivain allemand Albert von Völlig Übergeschnappt.

 

***

 

Et on ne saurait passer sous silence la Troupe de Ballet Mengele fondée en 1945 par Martin Bormann, Artur Axmann, Ludwig Stumpfegger et Hosrt Wessel. Cette troupe, dirigée depuis 1982 par le fils d'un de ses fondateurs, Martin Bormann, jr. se spécialise dans l'interprétation de chansons allemandes et autrichiennes. - Elle est malheureusement peu connue à l'extérieur du Caraguay où ses défilés aux flambeaux donnent lieu annuellement (le 20 avril) à des manifestations grandioses.

 

Martin Bormann, jr.

Littérature contemporaine

 

Au nombre des poètes de réputation internationale, notons, Enrique Salteado, né en 1942, qui, depuis 1963, a publié plusieurs volumes et dont on compare la facture révolutionnaire à celles d'Appolinaire, de Mayakovsky et de Pessoa.

 

Du côté du théâtre, on ne saurait passer sous silence l'oeuvre de Juan El Tonto dont les pièces axées autour de thèmes politico-sociaux, ont été jouées partout dans le monde, notamment dans le Var et certaines parties des Alpes-Maritimes.

Autre manifestation culturelle du Caraguay :

 Voir à : Cinéma caraguayen.

 


 

Ambassades et consulats :

  • Paris : impasse Choisy, 16e
     

  • Londres : Bottom Mews, SW1
     

  • Ottawa : English Road, Parliament Hill, near Metcalf
     

  • Bruxelles : Forêt de l'Aiglon, route de Waterloo
     

  • Berlin : Des Abgelegen Straße, Spree
     

  • New York : 3rd & 117th (behind Moe's Delicatessen)

 


[1] on prononce «Edouardz»

 

Album photo

 

Voir également à : Buenos-Aires

 

et à cuarani (littérature caraguayenne)

 

Mais également à : Anton van de Water


Pour les dernières nouvelles concernant l'UdeNap :

Voir : Le Castor™ - L'organe officiel de l'UdeNap (édition courante)

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