Université de Napierville

Les graviers de Saint-Pierre - 1

Photo à suivre


Une traite d'enfants au XIXe siècle

PREMIÈRE PARTIE

Note : On appelle «graviers» les ouvriers qui sont chargés de faire sécher la morue sur les «grèves» (ou  «graves», mot d'origine bordelaise qui signifie : plages en galets et cailloutis) et le Saint-Pierre dont il est question dans ce récit est l'île qui fait partie de l'archipel de Saint-Pierre et Miquelon. (note de l'éditeur)

À Lucien Descaves

«Le poudrin, la brume, les icebergs, les paquebots éventreurs, tout cela n'est rien. Vous voulez savoir jusqu'où peut descendre l'exploitation de la pauvre bête humaine ? Tâchez donc de venir ici, un jour que débarqueront les graviers de Saint-Pierre.»

L'ami qui m'écrivait ces lignes habite Paimpol. De son chalet, accroché aux aspérités granitiques d'une falaise presque verticale, par-delà les bassins, les quais, les petites maisons à pignon pointu du quartier maritime, moisi de goémon jusqu'à mi-corps, on domine toute cette grande plaine marécageuse du Bas Goëlo, pareille à un radeau demeuré trop longtemps à l'ancre et que des végétations marines ont envahi lentement. Pays de fièvre et de vase, embrumé et putride, pays de vie intense pourtant, où la pensée de la mort, toujours présente, donne aux rapides étreintes des couples à la veille des appareillages je ne sais quoi de farouche et d'exaspérant. Paimpol, en certains jours de l'année, n'est qu'un grand spasme de frénésie sexuelle,  un grand sanglot de volupté animale, que galopades d'hommes ivres à travers les rues tortueuses du port et qui ressemblent à des descentes de forbans ou de boucaniers. Derrière les portes, hâtivement closes, on devine des enlacements brusques comme des viols, des enlacements comme des morsures ; dans les auberges prises d'assaut, l'eau-de-vie, tétée au fut, coule sans interruption toute la nuit ; à plat-dos, sous les chantepleures, quand un équipage n'en peut plus, le débitant tourne le robinet, balaie du pied ses clients et demande : "À qui le tour ?" Je les ai connus de réputation, ces lendemains de campagne, ces veilles d'appareillages, thèmes inépuisables de légendes, d'anecdotes terrifiantes ou bouffonnes sur les tred ann taouen, les Jean Vermine de la grande pêche boréale. De longues flâneries au foyer breton m'avaient entr'ouvert ce folklore de la misère. Je savais la réalité pire encore que la fiction. Et donc que pouvait-ce être que ce débarquement des graviers de Saint-Pierre à quoi mon ami, familier avec les scènes de la vie d'Islande, ne trouvait rien de comparable ? Mais d'abord qu'était-ce eux-mêmes que ces graviers ? Je voulus en avoir le coeur net et priai mon ami de me prévenir par télégramme dès qu'on signalerait dans la rade le bateau qui les rapatriait.

En général, le misérable voilier affrété pour cette office appareille vers nos côtes dans les premiers jours de novembre. Mais cette année-là justement (1901), le Jules-Jean-Baptiste, qui transportait à Paimpol une centaine de graviers appartenant à la région environnante, ne partit de Saint-Pierre que le 7 décembre : les affréteurs du Jules-Jean-Baptiste donnent pour excuses qu'ils «pensaient avoir le temps», et qu'en conséquence, ils avaient d'abord envoyé ce navire au golfe Saint-Laurent pour y chercher leur dégras [note 1] et les ramener à Saint-Pierre mais une série de coups de vents le contraignit de relâcher plusieurs fois au retour du golfe. Rapatrier les graviers par une autre voie n'était plus possible, tous les autres bateaux étaient désarmés. On était donc forcé d'attendre et on attendit.

L'observation n'était pas si sotte puisqu'on sut plus tard que le Jules-Jean-Baptiste s'était fait des avaries dans la traversée du Golfe. On l'avait réparé tant bien que mal à Saint-Pierre. Sa coque avait particulièrement souffert. Or, dans ces sortes de bateaux, c'est la seule épaisseur de la coque qui protège les passagers : ils habitent à fond de cale pendant toute la traversée. Ni matelas, ni hamacs. Pas d'air. La vermine pullule ; on couche dans ses déjections. Une porcherie flottante : voilà pour l'hygiène. Et voici pour la sécurité : la Morue, ayant à bord une vingtaine d'hommes d'équipage et cinquante passagers, ceux-ci logés dans la cale, fut brusquement chavirée par une lame sourde. «Seul dit le rapport des Oeuvres de mer, le second, qui dormait dans la cabine se réveille au choc. Il comprend le danger, enfonce précipitamment la dunette avec une barre de fer qui lui tombe sur la main et se jette à la nage : le navire flottait sans dessus dessous, portant l'équipage à cheval massé sur la quille. L'équipage fut sauvé au bout de trois jours, mais les cinquante passagers ne reparurent jamais.»

Décembre touchait à sa fin que je n'avais reçu aucun télégramme de mon ami. Je crus qu'il m'avait oublié : «Est-ce ainsi que vous tenez votre promesse ?» lui écrivis-je. - «Excusez-moi, me répondit-il en substance le Jules-Jean-Baptiste n'est parti de Saint-Pierre que le 7. Le mauvais temps l'a sans doute retardé. Ce voilier n'a fait qu'une fois encore la traversée de l'Atlantique et il n'était peut-être pas très prudent de lui confier tant d'existences, surtout en cette saison. Comptez sur moi pour vous prévenir de son arrivée sur rade... s'il arrive.» Quinze jours, trois semaines s'écoulèrent. Au 10 janvier on n'avait encore aucune nouvelle du Jules-Jean-Baptiste. L'inquiétude grandissait dans la région de Paimpol. Mais, enfin, tout espoir n'était pas perdu ; le navire avait peut-être dérivé ; des avaries graves l'avaient peut-être forcé de chercher une remorque. Février venu, il fallu bien se rendre à l'évidence : le Jules-Jean-Baptiste s'était perdu corps et biens avec ses cent graviers et son équipage. On pense qu'il sombra aux environs du Platier-Bonnet, dans la tempête du 10 décembre, qui fut particulièrement violente sur l'Atlantique et à laquelle un navire d'un tonnage aussi faible que le Jules-Jean-Baptiste ne pouvait résister efficacement. Peut-être aussi, comme la Morue, fut-il renversé la quille en l'air par une de ces terribles lames de fond qui mesurent quelquefois jusqu'à 100 pieds d'altitude dont Stephenson évalue la vitesse à 45 mètres par seconde. Mais ces hypothèses ne sont pas du goût des affréteurs dont elles tendraient à ruiner l'argumentation. D'après eux, le navire n'a pu se perdre que par la faute du capitaine, en faisant côte sur les récifs de Sainte-Marie, avant de doubler le cap Race. Des épaves, en ce cas, seraient venus au rivage. Or on n'en a signalé aucune qui se rapportât au Jules-Jean-Baptiste. Navire, cargaison, matériel, tout était assuré à bord, sauf les hommes. Les familles touchées par ce deuil en furent pour leurs plaintes discrètes auprès des autorités maritimes. La presse, je ne sais pourquoi, fit le silence sur l'affaire. Des catastrophes moins terribles, de simples accidents de mer, comme l'échouement de la Russie, ont passionné l'opinion pendant des semaines ; personne ne parla de cet engloutissement de cent petits bretons ; presque tous originaires des environs de Paimpol et de Pontrieux ; il ne se trouva aucun reporter pour broder sur ce thème pathétique, évoquer par imagination cette agonie du Jules-Jean-Baptiste coulant à pic sur le Platier-Bonnet avec le fret humain prisonnier dans ses flancs, l'effroyable pression de la mer sur les panneaux hâtivement fermés à l'approche du mauvais temps, l'explosion de la coque et l'interruption brusque du torrent d'eau dans la cale, cependant qu'à tâtons dans le noir, collés aux hublots ou pressés comme des rats sur les barreaux de l'échelle, les pauvres petits s'agrippaient désespérément les uns aux autres et ne savaient opposer à la traîtrise des éléments que la vieille lamentation fatalise de leur race, le Ma Doué ! Ma Doué ! qui, dans les circonstances pénibles de la vie remonte irrésistiblement aux lèvres de tous les Bretons...

Qu'était-ce cependant que le Jules-Jean-Baptiste ? Aux yeux des affréteurs, un navire de première cote, solide et bon marcheur. On sait du reste - et les intéressés ne manquent pas de le rappeler - que tout navire se destinant au transport des passagers doit être muni de deux certificats, l'un émanant des experts de l'Amirauté et constatant son bon état de navigabilité ; l'autre émanant d'une commission spéciale composée du médecin-chef, du capitaine de bord et d'un capitaine au long cours, et constatant que la place nécessaire est bien réservée aux passagers, que les lits sont de bonne qualité et en quantité suffisante. Puisque le Jules-Jean-Baptiste avait pris la mer, c'est qu'il était en règle avec la commission spéciale comme avec l'Amirauté. Quand les certificats ne témoignaient pas de la bonne foi des affréteurs, ils suffisaient en tout état de cause pour mettre leur responsabilité à couvert. De fait, ces messieurs déclarent «qu'ils n'ont aucun reproche à s'adresser» ; ils ont tenu leurs engagements jusqu'au 7 décembre inclus ; ils se lavent les mains de tous les événements postérieurs à cette date.

Leurs déclarations, sans doute, ne furent pas sans soulever quelques timides protestations de ce côté de l'Atlantique ; la plupart des «habitations» fermant leurs portes en novembre, on estima que les affréteurs du Jules-Jean-Baptiste en prenaient vraiment bien à leur aise avec le règlement, aussi élastique soit-il, qui imposaient ainsi à leur personnel, sans un supplément de salaire, un supplément d'un mois de travail et de séjour dans la colonie ; puis on se demande si le Jules-Jean-Baptiste était vraiment un navire de première cote, s'il était ce bon marcheur comme le peignaient complaisamment les intéressés. Le père d'un des graviers embarqués et qui avait peut-être ses raisons pour ne pas être trop mal informé, prétendit que c'était un «tout petit navire», de 150 à 200 tonneaux comme La Perle qui servait au transport des graviers ; d'autres rappelèrent que, de manière générale, en matière de cote et de certificat, il convient d'accorder aux estimations officielles un crédit très relatif[note 2].

On appelle graves, d'un mot emprunté au patois bordelais, les plages artificielles en galets et cailloutis, sur laquelle on fait sécher la morue de conserve. Graves a donné graviers qui est le nom d'une classe d'apprentis chargés de cette opération. Capeleniers, pêcheurs à la ligne et pêcheurs à la senne ne composent en effet qu'une faible partie du personnel terre-neuviens. Il faut y ajouter les ouvriers proprement dits, hommes et femmes, qui habitent à la terre et travaillent dans les chaffauds à la préparation de la morue. Ces chaffauds sont de vastes hangars sur pilotis, couverts en toile goudronnée, planchéiés à claire-voie et s'avançant assez au large pour permettre au wharys d'accoster à toute heure. L'intérieur en est garni de baquets et de tales, dites étales, fabriquées avec des claies de branchage. Dès que les wharys sont signalés, tout le personnel se précipite. On pique à coups de fourche les morues pêchées et on les jette, toutes pantelantes encore, sur le plancher du chauffaud, où le leveur les saisit entre l'index et le pouce fourrés dans les yeux ; le décolleur les saisit à son tour, les ébrouaille et les étête, puis les passe au trancheur qui leur enlève l'arête centrale appelée naud. Têtes et issues sont jetées au dehors, en plein air, où elles pourrissent librement. On n'en extrait que les langues, qui appartiennent généralement aux pêcheurs, et les foies qui sont entassés dans de grandes cuves nommées cageots. L'huile brune ou blonde s'y égoutte lentement par la fermentation ; l'huile blanche s'obtient au bain-marie. La morue est alors dans sa forme marchande : plate et triangulaire. Après un énergique trempage de plusieurs heures, on la rince, on la sale et, suivant le cas, on l'arrime en piles régulières dans des futs ou on la livre aux graviers pour le séchage.

Ce qui importe de distinguer entre la morue verte et la morue de conserve, la première qui se contente d'un salage de trois jours, s'expédie sur les marchés des environs ; l'autre, après 48 heures de saumure, est confiée à un personnel spécial - les graviers - chargé de la débarrasser de son excédent de sel, puis de la faire sécher à l'air libre sur les graves. Opération délicate qui demande une connaissance approfondie de la météorologie de Terre-Neuve, car il suffit d'une goutte de pluie pour gâter tout le lot ;  un soleil trop vif pour le calciner. Parvenue à un certain degré de dessiccation, la morue qu'on place sur le ventre, à cause de l'imperméabilité de sa peau dorsale, est arrimée en grosses meules de forme circulaire autour desquelles on pique des queues de poisson «en ardoise». Par surcroît de précautions on recouvre ce premier revêtement d'une bâche en toile jaune passée à l'huile de lin. Il n'y a plus qu'à charger à bord des «chasseurs». Dirigée sur Bordeaux et les autres marchés du continent la morue peut désormais attendre plusieurs mois en magasin. L'avantage du procédé est qu'il permet de soustraire la morue aux incertitudes du cours. Mais, par les soins qu'il exige comme la lenteur de son exécution, il ne rémunérerait que faiblement les amateurs saint-pierrais si le travail était confié à des hommes et qu'il fallut les rétribuer en proportion. De fait, le personnel des graves, à l'exception des chefs d'équipe qui dirigent la manoeuvre, comprend de tout jeunes gens, presque des enfants, puisqu'on en compte parmi eux «qui sortent du catéchisme» et que les plus vieux ont 18 ans à peine.

Si l'on en croyait les gérants des principales «habitations» saint-pierraises, la condition de ce personnel serait aussi satisfaisante que possible. Une campagne à Saint-Pierre ou à l'île aux Chiens - je résume les arguments de ces messieurs tels que je les trouve exposés dans une protestation portant leurs signatures respectives [note 3] - dure sept mois environ, et les traversées en plus. Pour les campagnes de sept mois, les graviers touchent un salaire de 130 francs. Le chiffre peut sembler faible ; mais les graviers sont logés, nourris et habillés par l'armateur. De plus, celui-ci prend à son compte le prix de leur passage aller-et-retour. Les logements sont propres et sains, bien aérés ; du reste l'administration de la marine exige que les logements soient nettoyés et remis en bon état avant l'arrivée des graviers ; le chef du service de la santé doit les visiter plusieurs fois. Les graviers prendraient même dans ces logements des habitudes de propreté qu'ils ignoreraient en Bretagne : «nous les forçons à se laver pour qu'ils se débarrassent de la vermine qu'ils apportent». S'ils tombent malades, les armateurs les font hospitaliser à leur frais chez les soeurs de Saint-Joseph-de-Cluny. Les habitations d'ailleurs sont pourvus de médicaments et de vêtements de rechange ainsi que de tout autres objets que les graviers peuvent avoir besoin et qui, pour la plupart, leur sont délivrés gratuitement. La nourriture ne laisse pas plus à désirer que le logement. «Quoique la ration des graviers à terre soit réglementée par un arrêté local, nous la servons largement» ;  la preuve en est que, presque tous, rapporte chez eux un pot de beurre prélevé sur leur ration journalière. Le travail n'a rien d'excessif : la quantité de la besogne est toujours mesurée à la force de résistance des graviers. Le séchage sur les graves étant subordonné à l'état de la  température, les heures de loisirs sont fréquentes. On compte les habitations «où les jours fériés ne sont pas observés dans la mesure du possible». Les préposés ou chefs de grave se montrent humains et doux dans le service. Mais, excellents disciplinaires, ce n'est point chez eux qu'on verrait de ces rixes et bagarres comme il en éclate assez souvent, le soir, à la sortie des Maisons de famille. Au cours d'une de ces rixes, en 1895, un gravier fut tué par ses camarades, ce qui fit dire au procureur de la République dans son réquisitoire «que les Pères Assomptionistes assumaient une grave responsabilité en retenant jusqu'à une heure indue de la nuit des jeunes gens dont le métier les force à se lever à l'aube de tous les jours». La Maison de Famille n'est d'aucune utilité pour les graviers ; ceux-ci se trouvent à merveille du régime des habitations. Ce régime n'est pas qu'hygiénique : moralement parlant, il donne encore de très bons résultats : les graviers qui ne connaissaient que le breton à leur arrivée, apprennent le français pendant leur séjour dans la colonie ; ignorants de la mer jusque là, ils ont à leur retour quelques notions de choses maritimes. «Aussi, réengagent-ils pour une deuxième et quelques fois une troisième campagne, suivant leur âge, heureux d'acquérir par ce moyen le droit d'embarquer comme matelots sur les navires de l'état.»


[1] Personnel supplémentaire et matériel que l'on met à terre pour faire la pêche en chaloupe, tandis que le navire va sur le banc. La pêche terre-neuvienne se pratique comme on sait sur six points principaux : sur la côte est de Terre-Neuve, sur la côte ouest, sur le grand banc, sur les Banqueraux, sur les côtes de Saint-Pierre et Miquelon et, enfin, sur le golfe Saint-Laurent entre le Nouveau Brunswick et Terre-Neuve. - retour au texte.

[2] «S'il fallait, dit un spécialiste distingué des choses de la marine, Monsieur Jules Enzy, dresser la liste de tous les navires battant pavillon français munis d'excellents certificats et porter Ô Veritas ! comme navires de premières cotes tous les navires qui n'étaient que de «vulgaires sabots» ou qui ont pris la mer dans des conditions défavorables à leur navigabilité, la besogne éxigerait plusieurs colonnes.» Et M. Enzy de citer l'exemple, resté classique au Havre, du vieux trois-mats, le  «XX», à bord duquel une équipe d'ouvriers était occupé à pomper constamment, qui faisait eau dans le bassin même, qu'on chargea à force et qui mit finalement le cap sur Pernanbuco et qui ne se rendit pas plus loin que Barfleur. Le temps était au beau fixe, la brise faible, la mer comme une nappe d'huile. Pour expliquer la perte du navire, il fallait recourir aux prétextes habituels : d'une lame sourde ou la rencontre d'une épave. Heureusement, le naufrage se produisit dans des eaux fréquentées ; l'équipage fut recueilli car dans la plupart des cas, il s'abîme avec le navire.- retour au texte.

[3] Cette «protestation», vieille déjà de six ans, mais restée inédite, fut adressée à Jean Frello du Petit-Parisien en réponse à certains bruits qui couraient dans les journaux de la métropole.- retour au texte.

 

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