Joachim Fleury

Joachim Fleury est né en 1798 à Saint-Paul-sur-La-Fiolle, faubourg de Lanclos (Var), petit-fils d'un notaire, et d'Élisabeth Denom, dame de compagnie, fille d'un forgeron. Ce mariage produisit dix-sept enfants parfaitement varois, dont Joachim fut le onzième.

Après avoir appris les premiers rudiments de la musique avec son père, il travailla le chant, l'orgue et le violon avec le chef des choeurs de l'église de Saint-Paul-sur-La-Fiolle. Devenu pensionnaire du collège municipal de Lanclos, il parfait sa formation dans une ambiance de travail qui constitue l'un de ses premiers sujets de mélancolie. La légende veut qu'il ait écrit ses premières sonates (piano) en 1809. Ce n'est pas prouvé. Qu'il est composé sa première symphonie à l'âge de treize ans est déjà suffisant.

Ses Mémoires (quatorze volumes) et sa correspondance (quarante-neuf), publiées après sa mort, à l'âge de trente-six ans, font état d'un être quelque peu velléitaire, peu enclin au travail d'où la facilité qu'on retrouve dans ses compositions (la messe en la, M 63245, par exemple, qui n'est qu'une reprise, pour les thèmes, de sonates écrites deux ans auparavant).

On ne lui connaît aucune aventure amoureuse ni de grandes passions sauf, peut-être, l'astronomie à laquelle il consacrait souvent ses nuits.

Catalogue de ses oeuvres

L'énumération complète de ses oeuvres (Catalogue thématique et chronologique) a fait l'objet d'un travail rédigé par Omer Marshall (Paris, 1923) et c'est se référant à cet ouvrage qu'on a pris l'habitude, depuis 1927, de donner à ses compositions un numéro précédé de la lettre M.

On peut en indiquer les proportions en se bornant, grosso modo, aux chiffres suivants : environ cinquante-sept opéras ou oratorios dont Ménoecée et Jocaste ; dix-neuf partitions de musique de scène dont Aréthuse à Thèbes ; soixante-et-sept messes dont la curieuse Messe en si majeur (M 11229) ainsi qu'une quantité importante de pièces religieuses isolées ; cent soixante neuf symphonies dont deux inachevées ; une trentaine d'ouvertures dont quatre pour un opéra qu'il n'a jamais écrite, Alcméon, fils d'Amphiaraos; deux cent vingt sept quatuors à cordes ; une soixantaine de quintettes, sextettes et nonettes ; quatre-vingt-deux sonates pour diverses formations ; neuf cent dix sonates pour piano dont cent quatre vingt sept pour pianos à quatre mains ; mille huit cent choeurs ; plus de neuf mille chansons dont trois grands cycles, Le Point sur La Fiolle, Voyage en Roumanie et le Roi des Autres, de même des centaines d'oeuvres diverses.

Joachim Fleury, décédé en 1834, est inhumé dans le cimetière de l'église de Saint-Rigolboche-sur-Badel, près de Toulon.


Texte : Clara Besson-Newmnan


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