Vale

Un poème de Catherine Pozzi
(1882-1934)



La grande amour que vous m'aviez donnée
Le vent des jours a rompu ses rayons
Où fut la flamme, où fut la destinée
Où nous étions, où par la main serrée
Nous nous tenions

Notre soleil, dont l'ardeur fut pensée
L'orbe pour nous de l'être sans second
Le second ciel d'une âme divisée
Le double exil où le double se fond

Son lieu pour vous apparaît cendre et crainte,
Vos yeux vers lui ne l'ont pas reconnu
L'astre enchanté qui portait hors d'atteinte
L'extrême instant de votre seule étreinte
Vers l'inconnu

Mais le futur dont vous attendez vivre
Est moins présent que le bien disparu.
Toute vendange à la fin qui vous livre
Vous la boirez sans pouvoir être qu'ivre
De vin perdu.

J'ai retrouvé le céleste et sauvage
Le paradis où l'angoisse est désir
Le haut passé qui grandit d'âge en âge
Il est mon corps et sera mon partage
Après mourir.


Retour, si vous êtes venu par là à : Fawzi Malhasti (poèmes sur les métaux usinés)

Sinon, voir à : Rowan Hopkins

 

Ou encore à : Saint-Émilion


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101 esplanade du Grand Marshall,
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Conception : Vatfair-Fair Design and Hold Harmless Co. - Vatfair, Planter, Hencourt et Associés - Cornelius Chasuble, q.t. - Copernique Marshall - Olaf de Huygens-Tremblay - Fawzi Malhasti (Mme) - Simon Popp - Paul Dubé - Hermningilde Pérec - Roger V. Landry - Moe Spitzman (Son éminence) - Inferna Mieli (Ms) - Jean Sérien et la collaboration exceptionnelle de Georges de Napierville de même que la Bijouterie Petiot-Landru