2009-08-05

1885

Chanson créée par Amiati.

Paroles de René de Saint-Prest et de L. Christian
Musique de Victor Herpin

Éditeur : Bathlot / Joubert

 

Premier enregistrement selon Martin Pénet (Mémoire de la chanson - voir bibliographie) en 1898 par Piccaluga.

Autres enregistrements (même source) : Noté en 1904 (ci-dessous), Weber la même année, Jules Wolff en 1931, Louis Zucca en 1931 et plus récemment, Marc Orgeret en 1968.

À défaut d'un enregistrement par Amiati, on pourra écouter en cliquant sur le lecteur ou la note qui suit une version par Jean Noté, de l'Opéra, enregistrée en 1912 :


Enregistrement fourni par notre collaborateur et ami, Jean-Yves Patte




Amiati

Paroles

(Seuls les deux premiers couplets sont chantés par Noté)

Sur la route poudreuse et blanche
Où nos drapeaux ne passent plus

Un vieillard va, chaque dimanche,

Rêver seul aux pays perdus.

Parfois de sa lèvre pâlie

Monte une plainte vers les cieux

C'est le regret des jours joyeux

Et c'est l'histoire de sa vie :

Refrain

Ils ont brisé mon violon
Parce que j'ai l'âme française
Et que, sans peur, aux échos du vallon
J'ai fait chanter la Marseillaise !

J'ai voulu savoir cette histoire

Il me l'a contée en pleurant ;

Gardez-là en votre mémoire

C'est celle d'un coeur simple et grand :

Un soir, me dit-il, sous les chênes

Je faisais danser les enfants

Quand les ennemis triomphants

Jetèrent l'effroi dans nos plaines !

au Refrain

Tous s'enfuyaient devant leurs armes

Rouges, hélas ! de sang français ;

Fou de douleur, cachant mes larmes

Tout seul vers eux je m'avançais

-  Qui donc es-tu, toi qui nous braves ?

Firent-ils en me renversant ;

-  Je suis, dis-je, en me redressant

L'ennemi des peuples esclaves !

au Refrain

-  Tu railles bonhomme ? Eh bien joue

Les hymnes chers à notre roi !

Alors leur main souilla ma joue

Mais la France vivait en moi !

Je jouai de Rouget de Lisle

L'ardent et sublime chanson ;

Ils brisèrent mon violon

En voyant leur rage inutile !

au Refrain