Pol van Broucken

 

A 29 ans, ce chef de file du Nouveau Cinéma Belge a réussi le triple exploit d'être reconnu par ses paires, d'être apprcié par la critique et d'être un des cinéastes grand public. Volubile, déconcertant, expansif, l'oeil alerte, affable, intelligent, subtil, distingué, poli, noble sans être condescendant, il était de passage à Napierville, avec sa conjointe, la comédienne Marie-Pol Moulauxfrites, les 20 et 21 octobre dernier (2004) pour nous présenter son dernier film  Il était midi quand je me suis réveillé à sept heures. Nous l'avons rencontré en sa boîte favorite, celle du Dragon Basané, jeudi dernier.

- Que prenez-vous au petit djeuner ?

- Des madeleines et du thé.

- Mangez-vous beaucoup de fruits et de légumes ?

- Jamais. Sauf en conserve et encore : s'ils sont bien sucrés. - Je déteste, entre autres, le pamplemousse et les pommes reinette Boskop. - Probablement parce que j'ai vcu cinq ans avec une végétarienne.

- Buvez-vous beaucoup ?

- Mon trois ou quatre litres de vin par jour. Comme tout le monde, quoi.

- Votre plat préféré ?

- Des frites mais j'aime bien, quand je suis de passage à Napierville, me régaler de la cuisine du Dragon.

- Le secret de votre ligne ?

- Marie-Pol. - Elle a dix-huit ans, j'en ai 29.

- Faites-vous du sport ?

- Je roule mes cigarettes.

- Et pendant les vacances ?

- Je les fait rouler.

- Surtout depuis que vous êtes avec Marie-Pol ?

- Elle a dix-huit ans, j'en ai 29.

- Dormez-vous beaucoup ?

- La nuit, surtout.

- Quel est alors votre secret ?

- Je crois que l'universalisme n'est pas une philosophie qui doit se prendre la légère, que chaque être humain doit vouloir demeurer une constante vis-à-vis des viscosités des éléments structurels de l'existence et tendre vers l'agglomération des idées d'un imaginaire collectif.

- Dans la vie êtes-vous plutôt timide ou l'aise ?

- Ni l'un ni l'autre. Je m'adapte facilement à mon entourage ; je sais, par exemple, quand être timoré ou encore obséquieux. La reconnaissance ne m'affecte pas : je sais ce que je vaux.

- Etes-vous stressé ?

- Je déteste être en sécurité chez moi les jours de grandes pluies : je suis plus l'aise dans un aéroport ou un avion. - Les taxis mexicains également me rassurent.

- Comment vivez-vous vos séparations ?

- ...

- Vous êtes fidèle ?

- Toujours. Elle a dix-huit ans, j'en ai 29.

- Allez-vous voir un psy ?

- J'y allais, plus ou moins forcé, quand j'étais jeune. Maintenant, ce sont les psys qui viennent me voir. La plupart du temps pour se faire interpréter mes films.

- Vos vacances de rêve ?

- Trois semaines en compagnie de mes copains et de Marie-Pol. Juste pour les faire scier, eux.

 

(Propos recueillis par Fétid de l'Alène - collaboration spéciale - Tous droits réservés
2004 - Le Castor de Napierville.)


Retour, si vous êtes venu par là, à : Barb Wire

Voir également : Catéchèse

Ou encore : Roland Caseault


accueil |  infos  |  pour nous écrire

© - Sauf : citations, extraits sonores, (certaines) photos et autres fichiers :
Université de Napierville
101 esplanade du Grand Marshall,
Napierville, Québec,Canada J0J 1L0




Conception : Vatfair-Fair Design and Hold Harmless Co. - Vatfair, Planter, Hencourt et Associés - Cornelius Chasuble, q.t. - Copernique Marshall - Olaf de Huygens-Tremblay - Fawzi Malhasti (Mme) - Simon Popp - Paul Dubé - Hermningilde Pérec - Roger V. Landry - Moe Spitzman (Son éminence) - Inferna Mieli (Ms) - Jean Sérien et la collaboration exceptionnelle de Georges de Napierville de même que la Bijouterie Petiot-Landru