Le Bijou - Cinéma de répertoire

(Quartier universitaire)

 

Construit en 1919 sur les lieux d'un ancien abattoir, le théâtre Le Bijou connut un franc succès dès son ouverture. Conçu à l'origine pour la représentation de pièces du répertoire classique, il servit également de salle de concert (musique de chambre, récitals, petits orchestres) puis, à partir de 1923, à la fois de cinéma et de music-hall.

Incendié en 1931, puis à nouveau en 1939, il fit place, en 1942, à un cinéma de type américain pour la présentation de films divers.

La grande salle, en 1930

Incendie de 1939
(Dessin d'Euclide Marshall, 6 ans)

Rouverture en 1942

De 1942 à 1945, on y présenta, entre autres, les grands classiques du cinéma français des années trente de même que la plupart des films à succès de nos voisins du sud.

Incendié à nouveau, en 1946, il fut reconstruit en 1952, dans un style néo-classique mais populaire pour répondre aux besoins pressants de la population locale intéressée à aux documentaires de l'Office Nationale du Film et aux films porduits au Québec comme La petite Aurore, l'enfant-martyr de Jean-Yves Bigras qui y fut présenté plus de cent fois.

Extérieur, en 1952

Au cours de la décennie qui allait suivre, avec la venue de la télévision, son espace intérieur fut modifié pour faire place à deux écrans hors normes sur lesquelles furent présentés jusqu'à la fin des années soixante les grands films hollywoodiens de l'époque dont  : The Robe (1953), The Creature from the Black Lagoon (1955), Les dix commandements (1956), Invasion of the Body Snatchers (1957), I Married a Monster from Outer Space (1958), Ben Hur (1959), The Brides of Dracula (1960), Le Cid (1961), Barabbas (1962), Santo contre le fantôme de l'étrangleur (1963) mais surtout tous les films d'Edward D. Wood Jr. dont Bride of the Monster (1955) et le très populaire Plan 9 From Outer Space (1959) qui détient, encore aujourd'hui, le record du nombre de spectateurs ayant assisté à ses représentations..

La grande salle en 1953

La même en 1956

En 1970, ses deux salles furent converties en salles de rédaction (pour Le Castor™) puis, pendant un temps, furent laissées à l'abandon jusqu'à ce qu'un homme d'affairesdu quartier, Alcide "Slow Drag" Pavageau, s'y intéressa à nouveau et fit retransformer l'intérieur en une entreprise spécialisée dans la revente d'automobiles de seconde et même de tierce main. - Lors du déplacement de son entreprise, Esplanade du Grand Marshall, Monsieur Pavageau en confia l'administration à une dame de la région qui en fit un centre d'accueil pour jeunes filles en péril avant que le terrain sur lequel il était érigé soit racheté par la Vatfair-Fair Land Development Co. qui, après en avoir rénové l'intérieur, en fit son quartier général jusqu'au regroupement de ses activités à Saint-Romuald-d'Etchemin (en 1983)

Peu après, sous l'initiative du, alors, Conseil des Arts de l'UdeNap, le Bijou fut restauré à partir des plans de 1939 et utilisé plusieurs fois dans le cadre des activités de la Société de Reconstitutions Historiques de l'UdeNap (incendie du Laurier-Place en 1984, incendie du Blue-Bird en 1986,  incendie de la salle de réunion de Chibougamau-Chapais en 1988, etc.), puis finalement revendu à l'UdeNap qui en fit une salle de concert qui devint, par la suite, une salle de spectacles multidisciplinaires avant de le retransformer à nouveau en cinéma, en 1989.

En l'an 2000, le Bijou fut, le 27 novembre, reconnu établissement de marque par la Société Historique du Quartier Universitaire de Napierville qui en fit son siège social non sans abandonner complètement sa vocation première. S'y déroulèrent, en effet, cette année-là, la plupart des grandes cérémonies du Festival du Film de l'UdeNap sous la direction du Révérend Chasuble et de Madame Fawzi Malhasti, la poétesse de renom.

L'année suivante l'UdeNap y tient ses assises, peu avant l'incendie qui en détruisit son hall d'entrée, son parterre, ses loges, ses balcons, ses coulisses et une partie de sa toiture.

D'importants travaux de restauration ont par la suite été entrepris pour transformer sa grande salle en trois salles plus petites, mieux adaptées aux goûts des cinéphiles du XXIe siècle :

La salle du Grand Marshal où l'on présent en exclusivité les grands succès du cinéma [*]

La salle Alfonso Gagliano spécialisée dans les films d'action, les thrillers et  les policiers [*]

Et la salle Joseph Paul Goebbels qui présentera généralement des films en langues étrangères [*]

[*] Sauf pour les événements spéciaux)

C'est sous cette nouvelle formule que le Bijou a rouvert ses portes en l'an 2004.

Le Bijou aujourd'hui
Salle du Grand Marshall

Le Bijou aujourd'hui
Salle Alfonso Gagliano

Le Bijou aujourd'hui
Salle Goebbels

On consultera la liste des films qui sont mis à l'affiche de ses trois salles dans l'hebdomadaire électronique qu'est le Castor™. - Voir ci-dessous.

 

- H. Pérec avec la collaboration de Tancrède Lacharité, q.t. - 09-04


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Université de Napierville
101 esplanade du Grand Marshall,
Napierville, Québec,Canada J0J 1L0




Conception : Vatfair-Fair Design and Hold Harmless Co. - Vatfair, Planter, Hencourt et Associés - Cornelius Chasuble, q.t. - Copernique Marshall - Olaf de Huygens-Tremblay - Fawzi Malhasti (Mme) - Simon Popp - Paul Dubé - Hermningilde Pérec - Roger V. Landry - Moe Spitzman (Son éminence) - Inferna Mieli (Ms) - Jean Sérien et la collaboration exceptionnelle de Georges de Napierville de même que la Bijouterie Petiot-Landru